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Confiné(e)s
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La figure de l'enfance dans l'oeuvre de l'automne...

La figure de l'enfance dans l'oeuvre de l'automne...
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Confinement. An 2. Jour 5.

 

La figure de l'enfance dans l’œuvre de l'automne, souhaitez-vous vraiment qu'on en reparle...un peu ? Très bien. C'est parti...

 

La version confinée que l'on présentera ici pourrait aussi bien débuter par un portrait des corps premiers, tous perdus pour toi. C'est parti. Je te préviens : c'est un piège. La vie commence toujours, plus ou moins, par un frottement confluent qui finira par créer un incendie. Le rouge vous vient toujours à la bouche, et bien sûr ce n'est qu'après, dans la suite logique d'une jeunesse pénétrée du doux amour de ces muses Pop et distancielles qui ont toujours fait le sel des grandes vielles, or donc le rouge vous vient toujours à la bouche, au bout du bout de vos doigts boudinés par le manque de l'être qui vous chavire l'âme et la peau et il s'agirait de l'apologie d'un poème sensuel, dans la trame sordide de la vingtaine, perpétuellement entre deux corps – toi, tu dirais, parce que ton envie d'aller aux sources vierges demeure intacte, toi tu dirais : entre deux plans culs. Aujourd'hui tu embrasserais presque la doctrine carnassière et épicurienne du Tinder love. Et ma foi...- perpétuellement entre deux corps, constamment entre deux âges, oui mais pour l'heure, alors vous n'êtes encore qu'un garçon élevé, grandi dans une ferme dont on croit, à tort, que les seules qualités visibles consistent à préexister au nuées du tourisme de masse et ce garçon, même pas seulement qu'il s'ennuie, non, même pas seulement que ses regards se noient déjà d'une mélancolie en forme d'absinthe, parce qu'il suppose d'avance que ça ne va pas trop lui plaire toutes ces corvées de fumier, toutes ces fois où il va devoir garder son petit troupeau de vaches maigres – un soir, une fille au doux regard de miel lui dira : dans le fond, t'es un paysan qui n'a pas voulu devenir quelque chose au sein du vide infini de la ville. Un truc comme ça et la langue encore plus rapide qu'une râpe - non même pas...

 

Mais après tout, quelle importance. Tous les garçons du monde qui ont cherché à fuir sans désemparer cette sorte d'enfance, n'ont plus que leur visage trempé de larme salées à offrir aux ruelles sombres des cités pressées par un désir de réussite sans eux...Depuis quelques jours, les voilà confinés de nouveau. Alors, leurs grandes carcasses n'ont plus trop le choix : elles dansent pour le peuple zombie et aujourd'hui le ciel est presque trop bleu. Et il y a fort fort longtemps, ils naissaient dans un firmament de corbeaux. Et ensuite, leurs rêves de lapins anonymes s'élançaient au-delà des hautes plaines. Consumant les arbres et les animaux fantastiques qui cherchaient encore à les retenir. Jusqu'à se mêler, enfin, aux atomes et aux mouvements invisibles grâce à quoi la ville communique avec ses habitants. Oui, après tout, quelle importance. Nous voilà de nouveau confinés...

 

La figure de l'enfance dans l’œuvre de l'automne, souhaitez-vous vraiment qu'on en reparle...un peu ? Très bien. C'est parti. Oui mais je te préviens : c'est un piège...

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