journal
6 Novembre 2020
Vous aimez les musiques populaires électrifiées ou pas ? Si vous êtes dans ce mauvais cas là, alors vous pouvez poursuivre votre lecture. Sinon, vous pouvez aussi bien faire comme tout le monde et feindre de vous passionner par procuration pour les élections américaines. Non mais, il en va, après tout, de l'avenir de la démocrature dans le monde. Nul jugement de valeur de ma part, mes petits chats. L'homme aux doigts gourds, actuellement à la manoeuvre de ces quelques lignes, ne s'est-il pas pris tout récemment de passion pour le dernier scrutin opposant, dans le complet anonymat qu'on sait, deux candidats en lice pour la présidence de la Fédération Française de rugby ? J'en conviens, c'est assez moche. Et rien qu'au souvenir des puissantes arguties avancées à coups d'adjectifs sauvages, ici ou là, ma barbe naissante rosit comme une grappe vendangée à la main. Oui, donc, si tel n'était pas votre plus haut souci ( les musiques populaires etc...) sachez que personne ne vous retiendra dans ces parages plus longtemps...
Un-deux. Allez mes petits chats. Reprenons depuis le début...Vous aimez donc les musiques populaires électrifiées ou pas ? Vous êtes comme moi, assez bien du genre à considérer ainsi donc que tous ces refrains forts, toutes ces chansonnettes, vécus à hauteur d'humanité - plan américain ou placage cathédrale. Toi qui décides. Toi qui choisis - comme si tout concourait à faire du moindre chagrin d'amour de rien du tout un petit chef d'oeuvre de l'art brut, le tout parfois servi avec une véritable ferveur militante et recourant, je le concède, à d'audacieuses sophistications - art brut. Sophistication. Ces deux mots, pour le moins antagonistes, pourront-ils continuer d'occuper leur petit Notre Dame des Landes personnel, je veux dire au prochain retour à la ligne ? Pas si sûr...- , mais oui, vous êtes bel et bien fait de ce métal précieux, et partant, oui, vous voilà des notres...
Alors, laissez-moi vous réaffirmer que confinement an 2 ou pas, ce qui reste de chansons à écrire, la nature froide et solitaire des villes ne tarderait pas à le recouvrir, si quelques uns, à sa force brutale ne résistaient, car nous sommes encore quelques-uns à ne concevoir l'existence que dans le seul but de vivre en gémissant sur des guitares...