Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Confiné(e)s
Publicité

Les " Jeunes", d'où qu'elles et d'où qu'ils viennent, de la droite de vos mots croisés ou au bon secours des coeurs en perdition...

Les " Jeunes", d'où qu'elles et d'où qu'ils viennent, de la droite de vos mots croisés ou au bon secours des coeurs en perdition...
Publicité

Déconfinement. Derniers jours...

Hier, oh alors, voilà c'était... C'était juste avant qu'aux alentours de 20 h et des poussières et ces deux bières partagées entre amis, au Chinon, rue des Abbesses, au milieu d'une foule de jeunes et de moins jeunes, toutes et tous nous gisions, hébétés, à moitié morts debout, étendus au milieu d'une coulée de cacahuètes et d'un énième discours de guerre...mon dieu... qui devait une nouvelle fois ( de trop ? )  " beuguer nos entrailles " comme le chante la meuf de Taxi Thérapie, petit bijou doux amer, électro pop et tout et tout, et ce truc-là, l'air de rien, dit beaucoup d'une certaine jeunesse, celle qui rêve, encore et toujours, vieille et belle rengaine qui revient à fréquence régulière nous machouiller le lobe d'oreille Yeah , oui qui rêve, encore et toujours, de marcher ensemble, " sauvageons" comme on ose encore le dire, ici et là, et progéniture bobio, oui si tu veux, tous ensemble et il serait temps qu'elle s'unisse, cette belle jeunesse. N'allez pas croire que je  joue au vieux con.  Plus le temps pour ça. Et puis ce serait trop fake. Ah non! " Ici tout le monde déraille-tout le monde déraille " nous susurre toujours Taxi Thérapie  et oui, je suis bien du genre à trouver que la jeunesse de ce pays à l'avenir pour elle, oui-oui la belle jeunesse de ce pays enfin unifiée et je vous fiche mon billet de 50 francs que oui, le vieux rêve de ma jeunesse à moi, ma pauvre jeunesse quatre vingt-unarde, pathétique, sottement révolutionnaire et hédoniste popement orthodoxe, ne tardera pas à se matérialiser. Ce n'est pas parce qu'on n'a jamais été prophète à l'angle de sa petite rue qu'on doit perdre ses dernières illusions...

Hier, donc alors, voilà c'était chouette de partir au boulot ( je travaille dans une école et parfois ça me pèse sur l'estomac et pas qu'à cause de la mal bouffe de la cantine. Mais mon coeur est un vieux garde champêtre solitaire et je continue à relire dans le texte Giono et Scott Fitzgerald, ces deux écrivains que je serre encore contre mon ventre tant qu'il fait nuit dehors . Bref...)  en écoutant Taxi Thérapie et tant d'autres hits sales. " Où vonts-ils tes yeux noirs ? " et ça c'était Indochine, " Y'a les phrases que tu dis, des phrases de mec facile ", et ça c'est donc Taxi Thérapie, et alors mes pieds mordaient le trottoir des rues comme si c'était mon casse dalle. Hier donc alors, voilà, je me disais que notre génération était responsable de tout ce qui nous arrive d'atroce, de moche et de sale...Vous voulez qu'on reparle vraiment de ce que ça été d'être jeune, dans les années 80 ? Vraiment. Allez-allez, " Viens-là. Viens avec moi..." et regarde comme certaines et certains, idiotes et idiots utiles et narcisses commodément fêlés, étaient bien trop occupés soit à faire du fric en écoutant le Live Aid en boucle, soit à rater leur vie en épuisant les dancefloors jusqu'à ce que le Malibu orange soit passé de mode. Hier donc, je me disais que le monde, s'il veut un beau matin cesser de dérailler comme un Intercités privé de clim, ferait bien de faire enfin une place au soleil,  en acceptant de rejoindre son petit mouroir de la Sécu ( si elle existe encore ) et de dérouler le tapis rouge, en vrai, à tous ces jeunes, d'où qu'elles et ils viennent, de la droite de vos mots croisés ou au bon secours des coeurs en perdition...

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article